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Des Alarmes Incendies Aux Mille-Feuilles

Mathieu - Reconversion Professionnelle - Des alarmes incendies aux mille-feuilles

Mathieu - 30 ans - Gennevilliers (92)
Commis Pâtissier (La Maison Angelina) – Reconversion Professionnelle

Après une première partie de carrière dans la maintenance électronique, la pâtisserie sonne aujourd’hui comme une évidence pour Mathieu...

Un BTS Systèmes Électroniques par défaut

Ma scolarité s’est plutôt bien passée. J’ai eu un Bac STI option Génie Électronique et en 2008 j’ai eu un BTS Systèmes Électroniques. Après le BTS je me suis mis à chercher du travail et je suis devenu technicien de maintenance. Je m’occupais entre autres de systèmes d’alarmes incendie, d’alarmes anti-intrusion et de contrôles d’accès.

À la base, la filière STI ne me plaisait pas vraiment. Ne sachant pas trop quoi faire j’avais choisi cette voie par défaut… Au travail, plus le temps passait, plus je me posais des questions. Je ne me sentais pas à ma place. J’allais au travail la boule au ventre. Il fallait que les choses changent.

À la base, la filière STI ne me plaisait pas vraiment

Reprendre le contrôle

En plus de ce mal-être, le déclic est venu lors d'un entretien d’embauche. C’était en octobre 2013. J’étais en CDD, la fin du contrat approchait et il fallait que je trouve un nouvel employeur.

Pendant l’entretien d’embauche avec cet éventuel futur patron, je répondais aux questions sans aucune motivation/conviction. J’étais présent physiquement mais c’était tout. Je me voyais avancer sans but dans une voie qui ne m’intéressait pas. Après l’entretien je me suis dit, « Pourquoi je suis venu à cet entretien ? Ce travail n’est pas celui que je veux ! Je ne me reconnais pas, il faut que je me ressaisisse ! »…

Je suis allé au bout de mon CDD, je me suis posé, et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à réfléchir à une reconversion professionnelle.

Quitter sa zone de confort

Que cela soit famille, amis ou collègues, bien souvent on me disait « tu es bien là où tu es, tu travailles du lundi au vendredi », « tu es célibataire, tu vis chez tes parents et tu as une bonne paye », « mais qu’est-ce que tu vas faire ? », « tu es sûr de vouloir quitter tout ça ? »... Ce confort était apparent et je n’en veux pas aux personnes qui ont pu prononcer ces paroles. On pouvait me dire ce qu’on voulait, j’étais déterminé dans mon choix.

Ce confort était apparent...

Un objectif : le CAP Pâtisserie

Je voulais un métier manuel et j’étais attiré par les métiers de bouche. Je voulais aussi un savoir-faire qui pouvait me servir de passeport et me permettre de travailler partout dans le monde. Et je voulais par-dessus tout un métier dans lequel je pouvais m’épanouir et prendre du plaisir.

Dans un premier temps j’ai pensé à la boulangerie mais un ami, Djilali, dont la femme est pâtissière, m’avait conseillé de quand-même jeter un œil à la pâtisserie… En janvier 2014, via Pôle emploi j’ai fait un stage de 3 semaines (Évaluation en Milieu de Travail) dans une boulangerie-pâtisserie et j’ai accroché avec la pâtisserie. Ma conseillère Pôle emploi m’aide alors à trouver un centre de formation pour adultes et on tombe d’accord sur le Lycée Polyvalent René Auffray de Clichy-La-Garenne qui fait partie du GRETA des Hauts-de-Seine. La formation était payante et sur les 5.000 Euros de frais de formation, ma conseillère Pôle emploi m’a aidée à obtenir un financement de 4.000 Euros auprès du Conseil Régional d’Ile-De-France… En septembre 2014 je me retrouvais en CAP Pâtisserie et en juillet 2015 j’obtenais le CAP.

Une renaissance

Après avoir fait quelques extras dans différentes boutiques, je suis embauché par La Maison Angelina où j’évolue toujours aujourd’hui. Je travaille au sein du laboratoire de production où sont préparées toutes les pâtisseries à destination des salons de thé Angelina en France et dans le monde.

Je me sens bien, même très bien. La confection de gâteaux est pour moi un moyen d’expression et un moyen de développer ma créativité. La pâtisserie, comme beaucoup de métiers, est une discipline où la quête de l’excellence et l’apprentissage sont permanents. Que cela soit au niveau des recettes, des techniques de conception ou d’organisation, j’apprends tous les jours. Depuis mon arrivée dans le laboratoire, je suis passé par tous les postes (finition, four cuisson, finition export, production).

Je ne vais plus au travail la boule au ventre, je prends du plaisir à faire ce que je fais et je possède un savoir-faire qui m’ouvre les portes du monde...

Le changement de rythme est radical. Les jours de repos peuvent changer, surtout en période de fin d'année. Il faut savoir être disponible, mais notre chef Christophe Appert, est très humain et fait en sorte que l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle soit respecté. J’ai aussi perdu environ 400 Euros de salaire par mois par rapport à mon salaire de technicien de maintenance, mais j’ai gagné en sérénité et ça, ça n’a pas de prix.

Mon prochain objectif est de découvrir des techniques et des recettes de pâtisserie alternative. Travailler par exemple sans gluten, sans crème, sans œufs ou sans lait. Dans les métiers de bouche il faut voir de tout, travailler dans différents établissements pour emmagasiner un maximum de connaissances.

Je ne vais plus au travail la boule au ventre, je prends du plaisir à faire ce que je fais et je possède un savoir-faire qui m’ouvre les portes du monde...

Le conseil de Mathieu

Pendant ma formation au CAP, un ami, Jamel, me disait « accroche-toi, sois déterminé », « écoute-toi, va au bout de tes idées et n’aie pas peur ». Il avait raison. Faites ce que vous avez vraiment envie de faire. N’ayez pas peur de prendre des risques parce que c’est comme ça qu’on avance. À un certain moment, rester dans sa zone de confort n’aide pas et peut créer des frustrations, alors lancez-vous !

Propos recueillis par Guy Grosset

contact@kairosjobs.fr

Pour contacter Mathieu vous pouvez passer par contact@kairosjobs.fr




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